Grippe aviaire : l'autre épidémie du moment

14/01/2021

Alerte

C'est « l'autre épidémie » du moment. Même si au moins celle-ci, affirmait encore, ce 14 janvier 2021, le gouvernement, ne présente aucun risque pour l'homme, l'épidémie de grippe aviaire qui frappe le sud-ouest du pays aura des conséquences catastrophiques pour la filière.

Nous rappelons que , depuis le 6 novembre 2020, les mesures suivantes ont été rendues obligatoires dans le département de Savoie, qui se trouve sur la trajectoire des oiseaux migrateurs :

- claustration ou protection des élevages de volailles, des basses-cours et de tous lieux de détention d'oiseaux captifs par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux

- interdiction de rassemblement d'oiseaux, de transports et lâchers de gibiers à plumes, d'utilisations d'appelant

Tout détenteur d'oiseaux est tenu d'en faire la déclaration auprès de la mairie en renseignant cette fiche de recensement.

Par dérogation, les détenteurs d'oiseaux détenus en permanence à l'intérieur ne sont pas tenus de faire cette déclaration.

Cette épidémie de grippe aviaire (virus H5N8), repérée en décembre, se propage extrêmement rapidement. 170 foyers sont identifiés dans le seul département des Landes, et le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a indiqué que ce sont en tout 198 foyers qui ont été identifiés dans le pays. L’épidémie touche également le Gers, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques, la Vendée et les Deux-Sèvres. Le virus touche toutes les espèces de volailles, mais cet épisode frappe particulièrement les canards.

Abattages massifs

Le ministre a indiqué que la souche du virus qui frappe cette année est « particulièrement virulente et contagieuse », et qu’il n’existe donc aucun autre moyen de l’endiguer que par des abattages préventifs. C’est la politique dite du « vide sanitaire » : dès qu’un foyer est repéré, tous les palmipèdes dans un rayon de 5 km sont abattus, les élevages doivent être nettoyés et désinfectés, et la production interdite pendant une période variable (elle avait été de six semaines en 2017, dans plus de 1100 communes). « 700 000 canards ont déjà été abattus depuis le 20 décembre », a indiqué Julien Denormandie. En agissant vite et fort, le gouvernement espère éviter la situation connue à l’hiver 2016-2017, où quelque 4,5 millions de canards avaient dû être abattus.

Aucun danger pour l’homme, affirme le gouvernement

Cette souche de la grippe aviaire n’est « pas transmissible à l’homme », a répété Julien Denormandie , « il n’y a aucun risque ». Il a donc incité les Français à ne surtout pas arrêter de manger « du canard ou du poulet », ce qui est une façon de soutenir les éleveurs « durement éprouvés ». Rappelant que ces derniers ont beaucoup investi dans la modernisation des élevages depuis le dernier épisode de grippe aviaire, le ministre de l’Agriculture a indiqué que l’État indemniserait totalement les éleveurs, « puisque c’est lui qui ordonne les abattages ». En 2017, les indemnisations avaient coûté quelque 600 millions d’euros à l’État.

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